Soleils & Cendre
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 SOLEILS & CENDRE
revue d'écriture

créée en 1986
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Ode

ODE, ODELETTE*, ODIFIER**


* Ronsard - ** Verlaine

Le numéro 122 de Soleils et cendre définit son objet : L'ODE.

Traditionnellement, chez les grecs anciens, l'ODE se compose d'une Strophe, suivie d'un (puis d'une) Antistrophe et s'achève par l'Épode. On en saura davantage en consultant ces trois articles : 1, 2, 3.
Voici divers dispositifs pour débloquer l’imaginaire et amorcer l’écriture.



FEMME FOLLE À LA MESSE

dispositif imaginé par H. Tramoy

pour le numéro 122 de Soleils & cendre


Une autre définition de l'Antistrophe nous est livrée par Rabelais : renversement de deux termes. Et l'auteur de donner pour exemple : "Il n’y a qu’une antistrophe entre femme folle à la messe et femme molle à la fesse". (François Rabelais, Pantagruel, chap. XII)

Nous sommes loin de l'Antistrophe des grecs anciens. Et pourtant. Sans perdre de vue le caractère de l'Ode traditionnelle (souvent tragique et en tout cas loin du burlesque) ne pourrait-on subrepticement enrôler Rabelais pour introduire notre dispositif ? Et user de la contre-petterie (orthographe Littré) comme lanceur d'écriture. Lançons-nous en trois temps, en assurant l'encadrement formel de notre processus d'écriture par quelques contraintes métriques.

1. Par exemple, écrire une Strophe (en usant des moyens légaux habituels) qui se terminerait par un vers disponible à la contre-petterie. On veillera à donner à notre Strophe une forme bien charpentée (j'imagine un quatrain à métrique descendante : alexandrin, déca- puis octosyllabe, et enfin hexamètre ; ou bien tout autre qu'il serait commode de mettre cul-par-dessus-tête au chapitre suivant). On sait l'intérêt de jouer des variantes.

2. Puis écrire l'Antistrophe, qui commencerait par la contre-petterie du dernier vers (le plus court) de la Strophe, et remonterait, de vers en vers jusqu'à l'alexandrin. L'Antistrophe, prenant ainsi à contre-pied la Strophe. Le Chœur revenant sur ses pas (voir article cité plus haut). Contre-pied : à chacun d'interpréter.

3. Enfin, écrire l'Épode : par exemple deux distiques symétriques constituant une chute. Avec encore une péripétie dans la métrique. Ou plus.

Mesdames et Messieurs, les jeux sont ouverts. On l'a compris, dans ce dispositif, on reste sage : c'est d'hommage à l'ODE qu'il s'agit. Pas de démontage. Patience. D'autres occasions vous seront proposées plus loin… de la mettre en pièces.

 

 

DIALECTIQUE DU DÉPASSEMENT

 

dispositif imaginé par H. Tramoy

 

1. Écrire une Strophe qui métaphorise le glissement de la société française (selon par exemple une procédure classique : a/ exploration du thème ; b/ écriture effervescente ; c/ réécriture à contraintes).

2. Écrire l’Antistrophe qui métaphorise la résistance à ce glissement (par exemple, du point de vue de la forme, en symétrie à la Strophe)

3. Écrire l’Épode, sous forme de 3 ou 4 distiques qui iraient crescendo (au plan du contenu et/ou de la forme) vers une révolution (qui peut être le mouvement d’une forme qui tourne sur elle-même, la sphère par exemple ; ou bien une rupture) ou vers une résolution (au sens de retour à un état normal, un état d’équilibre : le calme après la tempête, l’apaisement des éléments…).

On peut retravailler l’ensemble, dans sa cohérence, en pensant au mouvement du Chœur : glissement vers la droite pendant le chant de la strophe ; glissement à gauche pendant le chant de l’antistrophe ; chœur statique pendant l’épode (la position du sage, peut-être).

Le Chœur, quez’aco ? Il représente à la fois la danse, le chant, le groupe de danseurs et chanteurs et le lieu où cela se passe. De quoi ouvrir l’imaginaire !

 

 

DIALOGUE DE STANCES

 

dispositif imaginé par S. Werner

 

L’ode dite moderne est un poème strophique d’inspiration lyrique. Subjectif. C’est un chant, un cri produit par l’énergie du sentiment (admiration, joie, colère, tristesse). Il s’appuie sur l’enthousisme ou «fureur poétique». Son style varie suivant la diversité des sujets. Son début est hardi, donne lieu à des écarts et digressions.

1. Dans un premier mouvement lyrique, laisser se déployer du texte sans retenue. Pour cela, partir d’un mot, d’un sentiment, d’une révolte, d’un thème, d’une préoccupation…

2. En choisissant un point de vue, construire une première stance pour exacerber ce point de vue par les sonorités, les mots, le traitement des vers, la versification.

3. La deuxième stance (et celles à suivre) partirait d’un autre point de vue, comme une sorte d’exercice de style, où laisser se décliner les différents genres de l’ode :

  • - héroïque, genre guerrier
  • - morale ou philosophique (tempérée)
  • - badine (doux et gracieux)
  • - symphonique (qui introduit le musical)


4. Faire dialoguer, mettre en dialogue, ces différentes stances et registres.

NB : c’est à la fois s’essayer à l’ode dans une diversité et travailler la diversité des genres, ce qui nous fera mieux percevoir ce que peut être le lyrisme dans ses différents registres.


Date de création : 10/01/2017 - 23:50
Dernière modification : 04/03/2017 - 08:24
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